Paroisse de Sèvres, église saint-Romain, église Notre-Dame des Bruyères
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      Homélies de juillet 2018

Homélies de juillet 2018

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  • 2 juillet 2018

temps ordinaire


13ème dimanche du temps ordinaire ‘B’ - St Romain/ND des B. - 1er juillet 2018

1) Un évangile pour le moins déroutant
En effet, essayons d’être objectif. Ces 2 guérisons, c’est un peu facile ! A la limite, est-ce qu’on ne peut pas parler de superstition ? D’un Christ guérisseur ? Avouez que c’est un peu incompréhensible. Et, finalement, en pensant par exemple à ceux qui ont perdu un enfant, n’est-ce pas un peu pénible, voire révoltant. Oui, trop facile, invraisemblable…
Cependant, Je pense que c’est un appel à ne pas nous arrêter aux signes que pose le Christ, ancrés dans la culture du moment. Sinon, on devient comme la foule sui « écrase » le Christ, qui le prend pour un guérisseur. Lire l’Ecriture n’est pas facile, cela peut conduire à des contre-sens. Elle n’a pas à être comprise d’une manière littérale, mais doit nous questionner, nous remettre en question.

2) Il s’agit alors de bien comprendre l’intention du Christ

« Dieu n’a pas fait la mort » dit le Livre de la Sagesse et, dans l’évangile, Jésus veut nous faire comprendre que, par Lui, la mort n’a pas le dernier mot. Le désir, l’objectif de Dieu, c’est que l’on guérisse. C’est toute la question du salut : « Qu’elle soit sauvée, qu’elle vive… Sois guérie de ton mal ». Le Christ est venu pour nous guérir, pour nous sauver de tout ce qui conduit à la mort.
A travers ces 2 épisodes, un peu déroutants, c’est tout le projet du salut qui se dévoile. Avec la femme, on le voit bien, humainement, on va inexorablement vers la mort. Avec la petite fille, « elle se lève et se met à marcher » et saint Marc précise « elle avait 12 ans ». C’et-à-dire qu’elle passe de l’enfance à l’âge adulte. Le Christ est venu, non pas pour qu’on l’écrase, comme un guérisseur, une idole, mais pour nous appeler à grandir, à devenir des adultes, à prendre toutes nos dimensions.

3) Mais cela demande, de notre part, certaines dispositions
Vous avez remarqué que Jaïre et la femme se déplacent, bougent et qu’ils ont un grand désir. La foule, au contraire, va dire : « A quoi bon ! ». Pour entrer dans les intentions du Christ, qui est de nous guérir, il faut le désirer, persévérer comme ces 2 personnages, Jaïre et cette femme. Passer de la peur à la foi : « Ne crains pas, crois seulement ». Le Christ « s’est fait pauvre pour que nous devenions riches » écrit St Paul : il nous nous mettre sur cette longueur d’onde : accepter d’être pauvre, de devenir des êtres de désir, pour rejoindre le désir du Christ.
« Jeune fille, lève-toi » : cette fille, c’est l’image de l’Eglise, appelée à se lever, à entrer dans la nouveauté de la résurrection. « Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité » prophétisait le Livre de la sagesse. Etre sauvé, c’est accepter de répondre à l’appel de Dieu, de se laisser saisir par le Christ pour qu’il nous façonne à Son image. « Il leur dit de la faire manger » : curieuse conclusion. Mais n’est-ce pas une anticipation de l’eucharistie, cette entrée dans le mystère pascal, le vrai pain de cette route que nous avons à parcourir, ce Chemin qui a pour nom le Christ ?
Père Hervé Rabel

14ème dimanche du temps ordinaire ‘B’ - St Romain/NDB - 8 Juillet 2018

1) Comment arriver à croire ? Question de la Parole de Dieu aujourd’hui. D’abord écouter
Dans l’évangile, le Christ se met à enseigner. Et il a de nombreux auditeurs. Dans la 1re lecture, c’est la même chose, puisque le Seigneur dit, à travers Ezéchiel : « Qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas ». Et dans les Corinthiens, c’est Paul qui écoute le Christ lui déclarer : « Ma grâce te suffit ». Et rappelons-nous, le 1er des commandements, ce n’est pas ‘aimer Dieu’, mais c’est ‘Ecoute !’. D’ailleurs, Jésus dira : « Ma mère et mes frères, sont ceux qui écoutent la Parole… ». C’est d’ailleurs la prière quotidienne du juif : ‘Ecoute, Israël !’.
Si la foi est bien un don de Dieu, il s’agit d’être disponible ! La 1re attitude, pour croire, c’est de prendre le temps, de laisser agir la Parole dans notre cœur. « J’écoutais celui qui me parlait » dit Ezéchiel…Vous savez le cri d’alarme tout récent par rapport aux jeunes : les 13/19 ans restent 15h par semaine rivés sur leur écran. Et voyez le smartphone qui rend autiste. Quelle place reste-t-il pour écouter Dieu nous parler ? Est-ce que nous, adultes, nous sommes épargnés ? L’été n’est-il pas justement un moment où l’on peut prendre le temps… ?

2) Ecouter, mais ensuite questionner
Ce qui est navrant, dans l’évangile, c’est que les auditeurs posent des questions : « D’où cela lui vient-il ? » et, bien plus, commencent à entrer dans le mystère de l’Incarnation : « N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie ? ». Mais, tout de suite, ils se ferment : « ils étaient profondément choqués ». Au lieu d’entrer dans le mystère qu’ils commençaient à effleurer… Ils sont « frappés d’étonnement » : cela commençait si bien. Regardez Paul, sur le chemin de Damas : « Qui es-tu, Seigneur ? » ou l’étonnement de St Thomas, que l’on vient de fêter…
Pour avancer dans la foi, il faut avoir cette capacité d’étonnement. La foi du charbonnier, tranquille, sans questionnement, n’existe pas… sauf si on est charbonnier ! Et il n’y en a plus beaucoup ! C’est là qu’intervient ce doute constructif, qui pousse à aller plus avant. « Les fils ont le visage dur et le cœur obstiné », reproche le Seigneur dans Ezéchiel. Nous ne sommes pas des croyants, et encore moins nous ‘avons’ la foi, mais il nous est demandé d’être des chercheurs de Dieu. Ce n’est pas si simple : j’avoue me méfier de ceux qui sont remplis de certitudes. ‘Le temps est supérieur à l’espace’ écrit le pape François… Encor faut-il utiliser le temps qui passe…

3) Ecouter, questionner, mais aussi et surtout accueillir
Oui, ce qui est terrible, dans cet évangile, c’est que les auditeurs du Christ sont sur la voie, mais… ils vont se bloquer sur l’image de Dieu qu’ils se sont forgée. Or la foi est un don, elle ne se construit pas à la force des poignets, mais elle s’accueille dans un cœur préparé. On le voit avec St Paul, qui devait quand même être une forte personnalité. Eh bien, il se laisse faire, il accepte d’être faible : « C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses ». On peut dire qu’Ezéchiel, c’est la même chose : il accepte le projet du Seigneur sur lui.
La fine pointe de ce dimanche, c’est de réaliser que croire n’est pas au bout de nos recherches, de nos capacités humaines. Même si elles sont à mettre en œuvre. Croire, c’est entrer progressivement, avec tous les évènements de nos vies, - regardez cette « écharde dans la chair » de St Paul - dans une relation d’amour avec Celui que l’on appelle, bien maladroitement, ‘Dieu’. Pendant l’été, il y a moins ce rythme quotidien de l’année : peut-être est-ce un moment opportun pour entrer un peu plus dans ce dialogue d’amour qu’on nomme ‘la foi’. Peut-être relire tel ou tel évangile, tel ou tel livre qu’on n’a pas eu le temps d’ouvrir pendant l’année… ? Pour, à la rentrée, jouer pleinement notre rôle de ‘disciple/missionnaire’.
Père Hervé Rabel

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