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      Homélies de mai 2018

Homélies de mai 2018

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  • 21 mai 2018

Temps pascal, Ascension et Pentecôte


6ème dimanche de Pâques - St Romain - 6 mai 2018

1) Qu’est-ce qui m’a frappé, pendant ma convalescence ?

Ce désert religieux qu’est devenu la campagne… tout au moins chez moi. A Sèvres, nous avons une paroisse vivant mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt : 2/3 % de pratiquants (c’est-à-dire d’amoureux du Christ). Dieu n’a plus l’air d’intéresser. Néanmoins, les gens aiment, essayent d’aimer. Ils ont leur part d’Esprit Saint : c’est la 1re lecture. N’empêche que - rappelons-nous Dostoïevski – ‘Si Dieu n’existe pas, tout est permis’. Et le curé d’Ars : ‘Laissez un village sans prêtre pendant 20 ans, on y adorera les bêtes’.

Autre évènement marquant, pendant cette convalescence : ce geste magnifique du colonel Arnaud Beltrame. Contraste étonnant entre un homme qui tue, en se disant martyr et un homme qui donne sa vie, et devient martyr. ‘C’est le geste d’un gendarme et le geste d’un chrétien’, disait son épouse. Cette générosité suprême. C’est vrai que les gens essayent d’aimer… mais il y a cette violence, le péché finalement. Mercredi dernier, on interviewait Régis Debray, l’ancien compagnon du Che. On l’interrogeait : ‘A l’heure du bilan, vous êtes-vous rapproché de Dieu ? – ‘Les croyants en Dieu ont un atout c’est une énergie hors pair’ a-t-il répondu.

2) Pourquoi croire ? Le psaume répond : « Chantez au Seigneur un chant nouveau »

Quelle nouveauté ? Chanter « au Seigneur ». Avoir le regard fixé sur Lui. Pendant cette convalescence, j’ai vu le printemps arriver, cette métamorphose de la campagne, cette louange de la nature. Sauf que, pour la nature, c’est cyclique. Avec le Seigneur, on va de nouveauté en nouveauté. La prière d’ouverture le dit bien : ‘Que le mystère de Pâques reste présent dans nos vies et la transforme’. « Chanter la grandeur de Dieu » nous dit la 2ème lecture…

Je reviens à Arnaud Beltrame et à son geste étonnant, fou pour un regard simplement humain : vous savez son évolution spirituelle. « Voici en quoi consiste l’amour : c’est Dieu qui nous a aimés » nous dit St Jean… Arnaud a été jusqu’à la source de l’Amour et il est devenu vivante réponse. Comme dirait Debray : cette ‘énergie hors pair’. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis »… rappelle l’évangile de ce jour.

3) Enfin, il y a cette phrase du Christ : « Je vous appelle mes amis »

En 5 semaines de convalescence, on a le temps de s’interroger. Etre chrétien, est-ce que c’est simplement : ‘Etre gentils avec les gens’. Dan ce cas là, c’est ce que chacun, globalement, essaye de faire. Tant bien que mal. J’ai lu le livre récent de Guillaume Cuchet ‘Comment notre monde a cessé d’être chrétien. Anatomie d’un effondrement’. Et on peut revenir à ce que je disais au début : ce désert religieux. Et l’auteur de souligner une des raisons : on ne parle plus de ce qu’on appelle ‘les fins dernières’. Finalement ce pour quoi nous sommes créés.

Est-ce que nous ne sommes pas faits, justement, pour devenir une réponse vivante à cette ‘amitié’ qui nous est proposée par le Christ ? Pas seulement essayer d’aimer, mais aller à la source : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés » cette grande vague qui part du Christ, qui ‘rebondit’ sur le Fils et qui explose dans l’Esprit : entrer dans cet amour trinitaire qui ne donne pas, mais qui se donne, jusqu’au bout. L’oraison après la communion : ‘Tu nous recréés pour la vie éternelle’. Arnaud Beltrame avait compris cela : c’est pourquoi il a eu cette ‘énergie hors pair’. A la violence de la haine, il a répondu par la violence de l’amour, parce qu’il avait su puiser à la source : cette amitié que propose le Christ à chacun de nous. Cette amitié que l’on a peut-être à redécouvrir… ? Et à faire connaître, amitié qui trouvera son aboutissement dans le face à face où le Christ nous dira : ‘Viens, mon ami’.
Père Hervé Rabel

Ascension 2018

1) Un paradoxe

Spontanément, cette fête nous fait lever la tête. Les tableaux qui retracent l’Ascension nous montrent les apôtres regardant Jésus monter au Ciel. Et dans la 1re lecture, on voit bien les apôtres qui « fixent encore le ciel ». D’où ce reproche des 2 anges : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? ». L’Ascension, ce n’est pas d’abord le ciel, mais bien la terre.

Pourquoi Jésus s’en va vers le Père ? Mais… pour ne pas devenir une idole, une idole supplémentaire. « Cesse de me tenir » dit le Christ à Marie-Madeleine ! Et, juste avant sa Passion : « Il est bon pour vous que je m’en aille »… Pour que je sois présent, pour tous, et d’une autre manière, par mon Esprit, qui est aussi celui du Père. Dieu qui va nous pousser, nous bousculer ; Dieu insaisissable, surprenant, et qu’on ne pourra surement pas enfermer dans nos schémas, qu’on ne pourra pas idolâtrer. L’Ascension, c’est d’abord lutter contre toutes les idoles !

2) C’est aussi une passation de relais

Le Christ nous dit, puisque vous formez un seul Corps, dont je suis la tête : ‘Allez-y ! A vous de jouer !’. Superbe marque de confiance : « Vous serez alors mes témoins » « Allez dans le monde entier ». Cela ne veut pas dire : allez en Chine, ou ailleurs, mais : le monde entier, toute la création est à évangéliser, jusque dans ses racines. On retrouve les ‘périphéries’ du pape François.

Mais le Christ n’est pas naïf : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » : c’est pourquoi « Vous allez recevoir une force, quand le St Esprit viendra sur vous ». « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ». On aimerait bien qu’il soit là, en chair et en os : ce serait quand même plus rassurant !

Les parents éduquent leurs enfants, dans la perspective de les rendre libres et responsables. Dieu agit de même avec nous. Parce qu’Il nous aime ; parce qu’Il nous veut à son image libres et responsables.

3) Un perspective

« Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? ». « Mon royaume n’est pas de monde ». Qu’est-ce à dire ? Ne rêvons pas d’un royaume pour cette terre. Des idéologies totalitaires, au XXème siècle, l’on voulu : le communisme, et aussi le nazisme. Il s’agissait d’instaurer le royaume sur cette terre : on a vu ce que ça a donné ! Mais aujourd’hui, le système consumériste ne nous promet-il pas ce royaume, avec un autre type de violence, plus discrète, mais qui va conduire à la catastrophe écologique.

Notre royaume, c’est ce qu’on appelle le Ciel, cette vie dans l’intimité de Dieu. Mais cela ne nous pousse pas à la démission ; bien au contraire : St Paul nous dit : « Je vous exhorte donc à vous conduire d’une manière digne de votre vocation ». Si notre royaume c’est le Ciel, nous avons sur cette terre une vocation : lutter contre toutes les idoles, participer à cette création nouvelle que le Christ est venu instaurer par son mystère pascal. Ce n’est pas une petite responsabilité et nous avons vraiment à répondre à cette vocation.
Père Hervé Rabel

7ème dimanche de Pâques ‘B’ - Saint-Romain - 13 mai 2018

1) Trois mots clés de la Parole de Dieu de ce jour : Amour, Joie et Vérité

Et j’aimerais vous commenter ces trois mots, sur fond de commémoration de Mai 1968 : 13 mai 68, il y a exactement 50 ans, cette grande manifestation d’étudiants et de gréviste. Je m’appuie, pour cela, sur un échange passionnant paru récemment, entre José Bové, le paysan altermondialiste, et Jean-Luc Marion, le grand philosophe catholique. Et tout d’abord l’amour. Mai 68, c’est : ‘Jouissez sans entraves’ : plus largement que la sexualité, c’est l’abolition de toute limite, l’abolition de tous les interdits, la destruction des structures sociales et culturelles… ‘Cette logique folle qui a pour conséquence de ‘marchandiser’ le vivant’ constate Bové.

Il y a dans ce dialogue une phrase étonnante de cet homme, qui est, je pense, non croyant, au sujet de Laudato si’, l’encyclique de 2015 : ‘C’est un texte absolument fondateur […]. En tant qu’homme, nous avons tous une responsabilité. Et le chrétien encore plus, parce qu’il est peut être encore le seul à avoir une raison d’espérer’. Laudato si’ comme réponse à mai 68 ? « Puisque Dieu nous a tant aimés… » : notre responsabilité de proposer l’amour, nous pas comme une jouissance, mais comme le don de soi. Peut-être avec cette ligne d’horizon qui est ce geste fou du colonel Beltrame…

2) La joie

Bové évoque dans ce dialogue l’idéologie consumériste née de 68 et en parle comme d’une aliénation, et l’ancien gauchiste de souligner ‘l‘immédiateté de la satisfaction’. ‘Les consommateurs qui produisent et consomment toujours plus’ renchérit Marion. Est-ce la vraie joie ? N’y a-t-il pas comme une profonde tristesse de vouloir toujours plus, sans jamais être satisfaits ?

« Pour qu’ils aient en eux ma joie et qu’ils en soient comblés » : c’est la prière de Jésus. ‘Loué sois-tu, mon Seigneur’ : cette encyclique du pape commence dans l’action de grâce. Dans le dialogue entre Bové et Marion, ce dernier souligne : ‘Se repose la grande question d’un monde qui est fini, d’une part, et qui d’autre part ne se suffit pas à lui-même, qui est suspendu à d’autres ancres dans le Ciel’. ‘Proposer la figure d’un Père créateur […]. S’arrêter pour rendre grâce’ dit l’encyclique, qui évoque avec force cette vraie joie que nous avons à proposer à notre monde, cette joie de se savoir créé, fragile, vulnérable, limité, mais appelé à la plénitude de la rencontre.

3) La vérité

‘A chacun sa vérité’ dit mai 68 : c’est ce relativisme si souvent évoqué par Benoît XVI : un livre du pape émérite qui va paraître est préfacé par le pape actuel, qui écrit : ‘Il faut établir l’obéissance de l’homme à Dieu comme limite de l’obéissance à l’Etat’. Dans Laudato si’, le pape François avait évoqué cet homme qui ‘prend la place de Dieu’, cette ‘démesure anthropocentrique’.

« Sanctifie les dans la vérité » dit Jésus. Qu’est-ce qui nous rassemble aujourd’hui ? ‘Tout est lié’ répond François dans l’encyclique. Marion, dans le dialogue que j’évoquais, insiste sur la doctrine du bien commun : les intérêts particuliers rééquilibrés par l’intérêt de tous. Et il conclut en insistant : ‘Une autre vision du monde, une autre rationalité peut se mettre en place […]. Je pense que pour engager cette conversion, les chrétiens sont mieux armés’. François, dans l’encyclique, parlait de développement intégral et solidaire et insistait : ‘L’écologie humaine est inséparable de la notion de bien commun’. Jésus « nous a donné part à son Esprit » rappelle St Jean : que cet Esprit nous permette de témoigner de l’amour vrai, de la joie profonde, de la vérité qui seule peut nous rassembler et travailler ensemble à un monde différent.
Père Hervé Rabel

Pentecôte 2018

1) « Ils se trouvaient réunis tous ensemble »

C’est pourquoi ils accueillent l’Esprit-saint et c’est pourquoi ils témoignent. Je pense à cet ouvrage important de l’américain Rod Dreher, qui a été beaucoup commenté. Il insiste sur l’importance, pour les catholiques, de constituer des communautés fortes où l’on pourra consolider sa foi, sans risquer de se diluer dans la masse. Sans tomber, bien sûr, dans le communautarisme. Un équilibre à trouver, certainement.

On me dit : beaucoup de sévriens pratiquent à Ville d’Avray, à Boulogne… cela me laisse perplexe. Sans doute un reflet de l’individualisme, du consumérisme ambiant. Bien sûr qu’il y a à Sèvres un enjeu : avec ces3 lieux de culte, ces 5 messes. Pourtant, rappelez-vous Mgr Daucourt avec ces ‘Petites communautés fraternelles de foi’. Cela me semble une nécessité. Deux appels sur le Trait d’Union : cette rencontre pour les lycéens/ étudiants le 26 et, le lendemain, cette proposition d’un déjeuner pour les 25-35 ans. Si on veut être missionnaire, il est indispensable de s’entraider à être disciple…

2) « ils se mirent à parler en d’autres langues

C’est peut-être l’essentiel de cette fête de Pentecôte. Avez-vous remarqué l’insistance ? « Dans son propre dialecte (2 fois)… Dans sa langue maternelle… dans nos langues ». Qu’est-ce à dire, si ce n’est qu’il ne faut pas se couper du monde. Dans son discours aux Bernardins, Macron parlait de ‘sève’ : être bien enraciné, mais pour porter du fruit pour le monde. Benoît XVI à plusieurs reprises, évoquait l’Eglise comme une oasis : certainement pas une place-forte, où l’on serait sur la défensive, mais un lieu accueillant et ouvert.

Dreher sous-titre son livre ‘Le pari bénédictin’ : la vie de communauté, mais aussi une formation forte et continue. Rappelons-nous St Pierre : « rendre compte de l’espérance qui est en nous ». Mais cela ne peut être que le résultat d’une formation spirituelle profonde. Il ne faut pas renoncer à convaincre ! « selon le don de l’Esprit » précise les Actes : quel est mon charisme, unique, essentiel ? Vous savez que le pape parle de l’Eglise comme d’un ‘hôpital de campagne’ : vers quel blessé de la vie je suis envoyé : cela peut être simplement un proche, quelqu’un de ma famille, un collègue, un voisin.

3) « nous les entendons parler des merveilles de Dieu »

Vous avez remarqué nombre de films sur la foi ; ‘La Prière’, par exemple, et le dernier sur St Paul. La foi interroge, elle interpelle… Et voyez comment a été commenté ce geste proprement christique du colonel Beltrame. Que de questions aujourd’hui, que de peurs : la bio-éthique, l’islam, la pollution, mais aussi la violence désormais omniprésente. A Jérusalem, les juifs sont « dans la stupéfaction et l’émerveillement ». Dans son livre, Dreher nous dit, finalement : soyez plus fervents ! Rayonnez. Sinon, qu’est-ce qui nous différencie de nos contemporains ?

Avez-vous lu la dernière exhortation du pape ? ‘La joie et l’allégresse’. C’est un appel à la sainteté. Ni plus ni moins. Rappelez-vous Bloy : ‘La plus grande tristesse c’est de ne pas être un saint !’. Or seule une communauté fervente est école de sainteté. Inlassablement, se laisser évangéliser par l’Esprit-Saint. N’accusons pas le monde, qui est en attente, mais notre peu de foi. Commentant l’ouvrage de Dreher, Pierre Manent conclut : ‘Au lieu de chercher refuge dans une ‘petite société chrétienne’, accepter d’être citoyen et chrétien dans la grande société, inhospitalière comme elle l’a toujours été’. Un conseil : lisez le texte du pape François…
Père Hervé Rabel

Ste Trinité ‘B’ - St Romain - 27 mai 2018

1) Un déplacement

« Les disciples s’en vont en Galilée » : vous avez remarqué ce déplacement, sur ordre du Christ. On retrouve ce même déplacement avec l’Exode. Et le Christ ? Eh bien, il est toujours en déplacement, toujours sur les routes, « n’ayant pas un endroit où reposer sa tête ». Bien plus, il est « le Chemin » c’est-à-dire une réalité qui oblige à un déplacement. Dans la 1re lecture, quand Moïse dit : « Tu garderas les commandements du Seigneur », cela annonce en fait cette nécessité de la vie chrétienne : suivre le Christ : « Toi, suis-moi ! ». On retrouve ce dynamisme dans l’ordre du Christ : « Allez ! ».

Qu’est-ce à dire pour notre vie de chrétien, si ce n’est que l’on n’est pas assis sur un bloc de certitudes mais que croire, c’est exactement comme la marche : un permanent déséquilibre. Suivre le Christ, c’est une aventure et non un voyage d’agrément. Avec des passages difficiles, qui demandent courage, persévérance, voire appel au secours… Nous célébrons la Ste Trinité : un Dieu qui n’est pas un bloc compact, figé, mais des personnes en permanent déplacement : le Père se donnant au Fils et ce dernier se redonnant au Père. Dieu nous invite à ne pas faire du sur-place ! Le pape, dans sa dernière exhortation, rappelle : ‘Dieu est toujours une nouveauté qui nous pousse à partir et à nous déplacer’…

2) Des doutes

« Certains eurent des doutes » : étonnant que Matthieu ose écrire cela… ! Bienheureux doutes, qui nous permettent d’approfondir notre foi ! De même que le doute est inhérent à la science, c’est un stimulant pour la foi. Voyez la question de St Thomas, ou bien : « Est-ce maintenant que tu va rétablir le royaume en Israël ? ». « Interroge donc les temps anciens » dit Moïse : grandeur de l’homme qui cherche, qui questionne, qui met en œuvre sa raison. D’ailleurs – c’était dimanche dernier – « L’Esprit vous conduira dans la vérité » ; et aujourd’hui : « Ceux qui se laissent conduire par l’Esprit » : nous sommes en marche vers la vérité, mais nous ne la possédons pas : c’est une permanente recherche.

Le doute, c’est la remise en cause des certitudes : voyez les épreuves de l’Exode mais aussi St Paul : « si nous souffrons avec lui ». Croire n’est pas un long fleuve tranquille, mais bien une incitation, à travers les épreuves, à se laisser conduire par l’Esprit et marcher à la suite du Christ. Nous célébrons la Ste Trinité : Dieu toujours au-delà de nos certitudes, de nos idées sur Lui. « A-t-on jamais connu rien de pareil » dira Moïse au peuple d’Israël… Dès qu’on pense avoir rejoint Celui qu’on appelle Dieu, Il est toujours au-delà ! Nous ne sommes que des chercheurs de Dieu. Le pape nous dit : ‘Dieu nous dépasse infiniment, Il est toujours une surprise’.

3) Un objectif

« Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » : cela veut dire que notre monde sera un jour transfiguré. Le Royaume n’est pas ce monde. C’est la différence avec la 1re lecture où l’objectif est d’ « avoir bonheur et longue vie sur la terre ». « Etre avec le Christ dans la gloire » insiste St Paul. Cependant, ce n’est pas une incitation à en rester à un simple fidéisme : l’engagement dans la cité est important. Le Christ dit bien : « Allez »… c’est-à-dire : au travail ! Etre croyant doit nous inciter à ce travail d’enfantement.

Le Royaume n’est pas de ce monde, mais le Christ nous demande d’être dans le monde. ‘Le spirituel est couché dans le lit de camp du temporel’ disait Péguy : lit de camp car ce monde n’est pas définitif. Mais il reste le lieu d’un Exode, d’un combat, d’une aventure : on ne peut pas être un chrétien tranquille, ni penser qu’on ne recevra pas de coups : ‘La vie chrétienne est un combat permanent’ insiste le pape. Nous fêtons la Ste Trinité : image d’un Dieu ouvert, accueillant, qui est bien présent dans ces combats et qui nous attend, nous ses fils par le baptême, pour participer à Sa gloire : notre vie prend tout son sens : Quelqu’un nous attend, pour nous serrer dans ses bras.
Père Hervé Rabel

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