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        L’art et la beauté peuvent-ils conduire à Dieu ?

L’art et la beauté peuvent-ils conduire à Dieu ?

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  • 20 octobre 2012
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Conférence du Père Klasen, curé de Ville d’Avray, du 10 octobre dernier.


L’art et la beauté peuvent-ils conduire à Dieu ?
Oui, évidemment ! Quoique… La bible semble se méfier beaucoup de la beauté et de sa force de séduction qui mène trop souvent à l’idolâtrie. Mais outre les psaumes qui chantent la gloire de Dieu par ses œuvres, deux textes majeurs ouvrent un juste rapport au beau : Sagesse 13,1-9 & Exode 33, 12-23.
La tradition chrétienne a fait un grand usage des œuvres d’art. Elle est d’abord participation à l’œuvre créatrice de Dieu (l’artiste poursuit la Création), puis elle est louange (on offre à Dieu ce qu’on fait de mieux, parce qu’il est Dieu), et enfin elle peut être didactique (une sorte de catéchisme en images et en formes).
Mais surtout elle est un moyen de s’élever, en ce sens qu’elle nous arrache à nous-mêmes, elle éveille en nous le sens de ce qui est plus haut que nous et qui cependant vient sourdre en nous. C’est la voie anagogique
tant prisée par Denys l’Aréopagite (moine syrien du VIème introduit en Occident sous Charles le Chauve et utilisé par Suger). Celui-ci rend à la matière sa dignité : elle porte en elle une lumière qui peut nous grandir, dès qu’on sait la regarder, la travailler et la faire servir.
L’expérience du beau (qui si elle n’est pas étrangère à celle de l’œuvre d’art, n’est toutefois pas la même chose ; il y a par exemple la beauté des paysages) ne peut être comprise et vécue que comme « reconnaissance ». On reconnait ce qu’on a déjà connu et fréquenté ; la beauté nous dit quelque chose de notre être le plus authentique. Mais reconnaissance en ce sens que la gratitude est la meilleure réponse à de tels dons et lui donne force d’expérience fondatrice.
En ce sens la beauté a pour analogue (partenaire qui donne à comprendre ce que nous vivons alors qu’il appartient à un autre domaine) l’amour humain. Dans l’un et l’autre, je m’éprouve comme dépassé et cependant jamais autant moi-même qu’en cette expérience.

Bibliographie

BOESPFLUG François, op., La pensée des images, Bayard, 2011, 21 E.
BOESPFLUG François, op., Dieu et ses images, Bayard, 2008, 149 E.
BERTHOUD Emile, 2000 ans d’art chrétien, C.L.D., 1997. (épuisé, dispo d’occasion)

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