Paroisse de Sèvres, église saint-Romain, église Notre-Dame des Bruyères
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      Eglise Notre Dame des Bruyères

Eglise Notre Dame des Bruyères

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  • 1er août 2016

Lorsqu’en 2006 a eu lieu la célébration du 60ème anniversaire de l’élan missionnaire aux Bruyères, un paroissien Jean-Benoît Bruant (décédé en 2009) a écrit et édité un petit livre « Nos racines des Bruyères » racontant et illustrant l’histoire étonnante de la communauté et des édifices successifs où elle s’est rassemblée jusqu’à aujourd’hui. Voici un résumé de cet ouvrage très apprécié.

Le territoire de la paroisse Notre Dame des Bruyères, situé au dessus de la ligne de chemin de fer « rive gauche » a été longtemps assez isolé du centre de la ville. Le plateau des Bruyères était doté de deux cartoucheries (Gévelot sur le terrain de la résidence des Postillons ; Gaupillat sur celui de la résidence des Hauts de Sèvres) avec, entre deux, le cimetière communal près du bois de la Garenne et de nombreuses ginguettes près de la route du Pavé des Gardes. La situation a prévalu jusqu’après la seconde guerre mondiale avec une population résidente ouvrière et pauvre.

Pas d’église sur le plateau mais une petite chapelle en briques, offerte par l’entreprise Gévelot, sur le terrain de l’actuelle école maternelle des Bruyères, desservie par un prêtre de la seule paroisse de Sèvres : Saint-Romain. Sèvres est alors en Seine-et-Oise, donc dans le diocèse de Versailles.

Dans les années 1940, la congrégation des Fils de la Charité a installé son noviciat à Meudon-Bellevue. Le fondateur – le P. Jean-Émile Anizan – avait créé 20 ans plus tôt les Fils de la Charité pour annoncer l’Évangile aux ouvriers et aux pauvres au sein d’une vie de paroisse. L’esprit missionnaire de ces prêtres a été vigoureusement impulsé par le P. Georges Michonneau qui, curé de la paroisse du Petit Colombes de 1939 à 1947, a lancé durablement le concept de « paroisse communauté missionnaire ». Le responsable du noviciat – le P. Marcel Bach – propose en 1946 au curé de Sèvres de prendre en charge, avec l’aide de ses novices, l’animation pastorale du plateau des Bruyères.

C’est le début de la vie communautaire à partir de la petite chapelle et dans tout le quartier, dans un esprit d’ouverture et d’innovation, marque de fabrique des Fils de la Charité, préfigurant souvent ce que, vingt ans plus tard, le concile Vatican II confirmera. L’activité pastorale, au-delà des célébrations liturgiques « compréhensibles » par tous, s’étendait à la mise en œuvre de deux kermesses par an, d’un patronage catéchétique le jeudi (jour de congé hebdomadaire pour les enfants), d’une colonie familiale (Grimal) dans le Rouergue pour les filles et d’un camp en Ardèche pour les garçons. Le terrain du 38 rue du Dr Roux est acheté pour permettre le développement des activités pastorales en lien avec la vie du quartier. Seules deux petites baraques sont construites, l’une pour la famille gardienne du terrain (Fauvel) et l’autre pour le catéchisme.

En 1954 le quartier s’est étoffé de constructions nouvelles (Eiffel ; La Borne au Diable) et la chapelle est devenue exiguë. En 1956, le P. Pierre Lequest succède au P. Bach dont il continue inlassablement l’œuvre spirituelle et caritative dans des conditions matérielles très précaires. En 1958, toujours en tant qu’administrateur provisoire de cette paroisse en gestation, le P. Raymond Cadet succède au P. Lequest. C’est l’arrivée d’un Fils de la Charité, ingénieur, planificateur doué et constructeur tenace. Il fait construire une église en bois et un presbytère sur le terrain rue du Dr Roux.

En 1962, l’évêque de Versailles – Mgr Renard – a créé la paroisse Notre Dame des Bruyères et nommé le P. Cadet premier curé. Il aurait aimé construire une église en béton près du carrefour des Bruyères. Il ne l’a pas pu et il a lancé fougueusement le projet d’une église rue du Dr Roux. Après beaucoup de péripéties (refus d’autorisation, recherche de fonds auprès des anciens de toutes les écoles d’ingénieurs de France, vente du terrain de la petite chapelle, mise en place d’un emprunt), les travaux peuvent enfin commencer en mars 1968 et l’église actuelle est consacrée le 27 février 1969 par le premier évêque du tout nouveau diocèse de Nanterre : Mgr Delarue. Le financement aura été réalisé à 50 % par la communauté paroissiale (y compris le remboursement de l’emprunt). De nombreuses collaborations de paroissiens ont contribué à façonner l’église : M. Castagnetti pour la construction, Robert Beer pour les mosaïques et – plus tard – Raymond Fabry pour les vitraux, Nicolas Roger pour l’orgue, Bruno Goulard d’Arçay pour l’insonorisation, parmi tant d’autres.

En 1970, les Fils de la Charité ont quitté les Bruyères après un quart de siècle d’apostolat. Le P. Jean Regnault, vicaire à Saint-Romain, est nommé curé. Il a encouragé et structuré la participation des laïcs : conseil paroissial, équipe d’animation liturgique, kermesse, club de jeunes, scoutisme.

En 1980, le P. Roland Gosselin est nommé, aidé par le P. Donatien Manzefu, sympathique prêtre zaïrois – étudiant à l’époque – qui a donné à la paroisse une belle ouverture sur le monde africain. Une douzaine de bénévoles a aussi organisé un soutien scolaire qui a duré plus de 15 ans.

En 1989, Le P. Jean Orliaguet est nommé. Il aura été le dernier curé résident. Il a fait de nombreux aménagements : moquette dans le choeur, élévation de la flèche de l’église, pelouse et plantations.

Depuis 1996 les deux paroisses de Sèvres ont le même curé résidant à Saint-Romain ; en 2006 nous avons eu la joie de voir arriver dans le presbytère un premier foyer d’accueil, puis en 2012 un deuxième, dont la mission est maintenant terminée.
La communauté de Notre Dame des Bruyères continue de se renouveler.

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