2021, l’année Saint-Joseph

Ce vendredi 19 mars nous fêtions Saint joseph et entrions de plein pied dans cette année  Saint Joseph. La petite lettre accessible du pape François « Patris corde » (« avec un cœur de  père ») pourrait être très bénéfique pour beaucoup. Certains passages pourraient constituer de bons préparatifs au sommet de l’année chrétienne qu’est la fête de Pâques et pourquoi  pas pour recevoir le sacrement de réconciliation :

Saint Joseph, maitre en faiblesses, maitre spirituel :

« L’histoire du salut s’accomplit en « espérant contre toute espérance » (Rm 4, 18), à travers  nos faiblesses. Nous pensons trop souvent que Dieu ne s’appuie que sur notre côté bon et  gagnant, alors qu’en réalité la plus grande partie de ses desseins se réalise à travers et en  dépit de notre faiblesse.

C’est ce qui fait dire à saint Paul : « j’ai reçu dans ma chair une écharde, un envoyé de Satan  qui est là pour me gifler, pour empêcher que je me surestime. Par trois fois, j’ai prié le  Seigneur de l’écarter de moi. Mais il m’a déclaré : “Ma grâce te suffit, car ma puissance  donne toute sa mesure dans la faiblesse” » (2 Co 12, 7-9).

Si telle est la perspective de l’économie du salut, alors nous devons apprendre à accueillir  notre faiblesse avec une profonde tendresse. Le Malin nous pousse à regarder notre fragilité  avec un jugement négatif. Au contraire, l’Esprit la met en lumière avec tendresse. La  tendresse est la meilleure manière de toucher ce qui est fragile en nous. Le fait de montrer  du doigt et le jugement que nous utilisons à l’encontre des autres sont souvent un signe de  l’incapacité à accueillir en nous notre propre faiblesse, notre propre fragilité. Seule la  tendresse nous sauvera de l’œuvre de l’Accusateur (cf. Ap 12, 10).

C’est pourquoi il est important de rencontrer la Miséricorde de Dieu, notamment dans le  Sacrement de la Réconciliation, en faisant une expérience de vérité et de tendresse.  Paradoxalement, le Malin aussi peut nous dire la vérité. Mais s’il le fait, c’est pour nous  condamner. Nous savons cependant que la Vérité qui vient de Dieu ne nous condamne pas,  mais qu’elle nous accueille, nous embrasse, nous soutient, nous pardonne. La Vérité se  présente toujours à nous comme le Père miséricordieux de la parabole (cf. Lc 15, 11-32) :  elle vient à notre rencontre, nous redonne la dignité, nous remet debout, fait la fête pour  nous parce que « mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est  retrouvé » (v. 24).

Joseph nous enseigne qu’avoir foi en Dieu comprend également le fait de croire qu’il peut  agir à travers nos peurs, nos fragilités, notre faiblesse. » extraits du n°2 de Patris Corde, pape  François.

Père Georges Vandenbeusch