Etre fraternel en ce temps de confinement

Confinement oblige, nous avons  – peut-être –  un peu plus de temps à consacrer à la réflexion, mais aussi à la lecture. Dans sa dernière ‘Lettre de l’Eglise catholique des Hauts-de-Seine’ (toujours disponible dans les présentoirs des églises), notre évêque, dans son éditorial, nous pousse, en écho à la dernière encyclique du pape, à être ‘Tous Frères !’. Ne serait-ce pas alors le moment de lire (ou relire ?) ce texte du pape François, qui forme un beau et fort complément de Laudato si’ ? Mgr Rougé fait mention  également de sa lettre pastorale de juin dernier : ‘Un grand vent de liberté’, qui n’a aucunement perdu de son actualité, puisqu’il y écrivait : « Je bénis le Seigneur pour la fraternité dont je suis le témoin depuis que je suis devenu évêque de notre beau diocèse de Nanterre et tout spécialement durant ces mois de confinement particulièrement révélateurs » (il s’agissait du premier confinement).

La aussi, ne serait-ce pas l’occasion, ce nouveau temps de confinement, de relire et méditer ces orientations pastorales de notre diocèse ? Méditer… mais également les mettre en pratique. Je pense à ces petits groupes de ‘Partage d’Evangile’, dont nous vous parlions dans le dernier Trait d’Union, et qui peuvent être un vrai lien, en ce temps où nous avons plus que jamais à nous épauler spirituellement. Ce document de notre évêque est encore disponible au presbytère : n’hésitez pas à le demander.

Etre fraternel, c’est aussi penser aux finances de la paroisse, bien déséquilibrées en ces moments de pandémie et de suppression de  messes. Nous rappelons dans ce Trait d’Union la possibilité de participer en ligne à la quête et aussi, nous vous suggérons, dès maintenant, à participer avec générosité au Denier de l’Eglise.

Il y a une dizaine de jours, dans un quotidien national, Mgr Rougé intervenait dans un article intitulé : ‘Maintenons ouverts nos lieux de prière, de paix et d’espérance’. C’est l’occasion de rappeler que nos deux églises de Sèvres sont ouvertes tous les jours, malgré l’interdiction des célébrations du dimanche ; elles peuvent vous accueillir pour un temps de prière personnelle, un chapelet (il n’est pas interdit de le réciter à plusieurs, dans le respect des gestes barrières, bien entendu), voire une adoration qui se met en place, à Saint-Romain, à un rythme hebdomadaire.

Dans cet article, notre évêque insiste : « Chaque crise majeure constitue une invitation à approfondir cette nouveauté de l’amour [la mort et la résurrection du Christ], qui s’exprime et s’esquisse socialement dans une authentique fraternité […]. Cette crise nous replace en effet devant l’énigme de la souffrance et de la mort, mais aussi devant la victoire possible de l’amour sur la mort, dont témoignent tant d’initiatives magnifiques ».

Ne nous lissons pas aller à la désespérance et, comme le souligne cet article, que nos cœurs soient remplis « de prière, de paix et d’espérance ».

 

Père Hervé Rabel