Le maître-mot, c’est l’Espérance

33ème dimanche du temps ordinaire ‘B’ – NDB – 14 novembre 2021

1) Un encouragement

Toute la 1re partie de ce passage d’évangile est au futur : cela pour nous dire que nous avons une perspective. Car aujourd’hui c’est un temps de « grande détresse » ; une page doit se tourner : cette toute puissance de l’Eglise « Les étoiles tombes du ciel » : cette sidération…

Cette perspective : « on verra le Fils de l’homme venir ». Oui, le maître-mot : l’Espérance. Le Christ nous accompagne dans les épreuves : « Je suis avec vous tous les jours » et « N’ayez pas peur ». Une Eglise bien différente, beaucoup + pauvre, sans arrogance. Mais toujours l’Eglise du Christ qui perdure. Après tout, il suffit de quelques catholiques bien enracinés en Christ pour maintenir cette flamme de l’Espérance !

2) Une demande

« Laissez-vous instruire avec le figuier ». Ce n’est plus le figuier stérile, mais un arbre qui annonce que l’été est proche. Un nouveau figuier, image de la nouveauté du Christ. Bien +, rappelons-nous Nathanaël (« je t’ai vu sous le figuier ») : cela signifiait que cet homme était pétri de la Parole de Dieu.

Cette demande, c’est que nous nous nourrissions de la Parole. Il nous faut assimiler cette Parole ou plutôt nous laisser assimiler par elle. Manger le livre comme Ezéchiel, pour devenir une Parole vivante. Pour devenir Christ. Nourrir notre Espérance par Celui qui a dit « Je suis vainqueur du monde ».

3) Une réalité présente

« Cette génération ne passera pas » : pour Dieu, 1000 ans sont comme un jour… et cette génération, c’est la nôtre. C’est aujourd’hui que le Christ est vainqueur. Le futur du début devient l’aujourd’hui de Dieu. Mgr de Moulins-Beaufort, à Lourdes, disait : ‘Ce qui compte pour nous, c’est d’être des disciples du Christ, ce n’est pas d’être des gardiens de l’Eglise’…

Parce que l’Eglise n’en est qu’à ses débuts. Elle se renouvelle de la nouveauté du Christ, à condition, bien sûr, que ses membres vivent vraiment dans le Seigneur. C’est pourquoi il faut lutter de toutes ses forces contre cette lèpre du péché qui défigure le visage du Christ. Notre seule arme, ce n’est ni la puissance, ni la suffisance, mais la transparence au Christ : le laisser rayonner à travers son Eglise. Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort, car c’est la force de Dieu qui est à l’œuvre…