Vends ce que tu as et viens, suis-moi !

Homélie du père Rabel sur l’Evangile de Saint Marc (10, 17-30) du dimanche 14/10/2018.

C’est l’invitation lancée, dans l’évangile de ce dimanche, à l’homme riche. Bien sûr, appel lancé à chacun de nous. Et, justement, c’est cet appel de Jésus auquel nous devons répondre, en ce ‘dimanche autrement’, où nous sommes invités à ‘dessiner la paroisse de Sèvres’.

Mais, attention ! C’est bien d’une réponse dont il s’agit, une réponse à une invitation que nous devons donner. Il s’agit bien de ‘dessiner notre paroisse’, selon le projet que Dieu a sur elle, a sur nous.
Sinon, nous risquerions de tomber entre les mains d’un des ‘deux ennemis subtils de la sainteté’, ainsi que les nomme le pape François dans son exhortation ‘La joie et l’allégresse’ : le pélagianisme.
C’est-à-dire cette première place donnée, non à la grâce, mais à la volonté humaine et à l’effort personnel. Dans l’exhortation ‘La joie de l’Evangile’, le pape ne nous affirmait-il pas : ‘Le principe du primat de la grâce doit être un phare qui illumine constamment nos réflexions sur l’évangélisation’ (§ 112) ?
Il ne s’agit donc pas, ce 14 octobre, et par la suite, de vouloir bâtir un ‘programme’, si mirifique soit-il, mais bien d’écouter ce que nous dit l’Esprit et d’y répondre de tout notre coeur.
Et ce n’est certes pas une coïncidence si une adoration mensuelle, en soirée, s’est mise en place jeudi dernier, à l’initiative de quelques jeunes couples (*) : il s’agit d’abord de se mettre devant le Seigneur pour lui demander : ‘Que veux tu que je fasse ?’.
Finalement, qui nous sollicite en nous disant : ‘S’il te plaît, dessine-moi ta paroisse’ ? C’est, bien entendu, le Seigneur lui-même, Son Esprit-Saint, qui relaie l’invitation du Saint-Père à devenir des ‘disciples-missionnaires’.
Allons-nous, comme l’homme riche, devenir ‘tout triste’ et nous en aller — c’est-à-dire revenir à nos ‘bonnes vieilles habitudes’ — ou bien, comme Pierre, dire à Jésus : ‘Voici que nous avons tout quitté pour Te suivre’ ?
Cette réponse enthousiaste (c’est-à-dire remplie de Dieu), nous ne pourrons la donner que si, ensemble, nous sommes à l’écoute de l’Esprit et si, ensemble, nous accueillons un nouveau souffle missionnaire ‘à cause de Jésus et de l’Évangile’, comme le souligne l’évangile de ce dimanche.