Par le père Thierry-Dorel OKOULOPOKO

Je suis le Père Thierry-Dorel OKOULOPOKO, originaire du Congo-Brazza et prêtre du diocèse d’Ouesso depuis six ans.
Mon diocèse est au nord du Congo et frontalier avec le Cameroun, la République Populaire du Congo et la République Centrafricaine.
Ma présence dans le diocèse de Nanterre, précisément dans les paroisses de Sèvres (Saint-Romain et Notre-Dame des Bruyères) est une réponse à la mission du Seigneur. Cette mission d’études, voulue par mon évêque Mgr Yves-Marie Monot a rencontré la demande du curé de Sèvres d’accueillir pour deux années un prêtre étudiant. J’entreprends des études théologiques en catéchèse pour un renforcement de compétences afin de pouvoir, dans les jours à venir, créer, construire un centre catéchétique.
Effectivement, cette mission d’études s’inscrit dans la dynamique de la grande mission de l’Église universelle car on ne se donne pas une mission, on la reçoit. Par ailleurs, cette mission ne sera comprise que si l’on rentre et l’on se laisse éclairer par le décret « Ad Gentes ».
Ce décret « Ad Gentes », produit lors du Concile Œcuménique Vatican II, promulgué par le Pape Paul VI le 7 décembre 1695 qui traite de l’activité missionnaire, ne cesse de nous encourager et d’ailleurs nous invite à vivre avec les gens pour les convertir en s’imprégnant de leurs habitudes et de leurs cultures et également partager un travail de mission et de coopération au sein de l’Église.
Si l’on peut se permettre de résumer cette pensée en trois substantifs, nous aurons « vivre ensemble », « partager » et « coopérer ». On peut donc constater que ma présence trouvera sans nul doute sa justification missionnaire.
Pour la petite histoire, nos deux pays depuis fort longtemps écrivent une histoire ensemble, tant dans le domaine économique qu’ecclésial. Dans ce dernier domaine, pour ne parler que de celui-ci, on constate un échange fructueux entre les diocèses de France et les nôtres. C’est le cas, par exemple du diocèse de Saint-Denis qui est jumelé avec le diocèse d’Owando au Congo-Brazza.
À la vue de cette expérience, je ne peux que faire mienne la réflexion « Ad Gentes » : se lancer dans la mission, apporter ma modeste contribution dans cet édifice d’ensemble qu’est l’Église par l’enseignement de la Parole de Dieu.
Je mets mon temps à profit pour vivre cet échange culturel, nouer des relations d’amitié avec le clergé qui m’accueille et tisser des liens de fraternité avec les chrétiens de nos deux paroisses que je remercie de leur sympathique accueil et du soutien qu’ils m’apportent.
Mon souhait est que ce mois d’octobre décrété « mois missionnaire » par le Pape François, notre évêque et nos paroisses, nous puissions vivre la mission, qu’elle habite nos vies et nos cœurs, c’est-à-dire une mission qui transforme des vies par l’écoute de la parole, par les actes évangéliques.
Offrons aux autres le Christ au quotidien dans nos rencontres. Que la mission soit notre leitmotiv, la mission pour le Christ, en vue du Christ et partout pour le Christ.