14 août 2026, je séjourne au sanctuaire Notre-Dame du Laus dans le diocèse de Gap. C’est là que j’apprends la nouvelle : le Conseil Constitutionnel vient de valider définitivement la loi sur l’aide à mourir. Ce n’est pas une grande surprise, mais une profonde tristesse m’envahit : encore une loi qui piétine la dignité intangible de la vie et qui carricature la liberté et la fraternité. Incontestablement, cette date est un tournant décisif dans le détricotage de notre civilisation judéo-chrétienne. Il se trouve que nous célébrons également aujourd’hui dans l’Eglise la mémoire de saint Maximilien Kolbe. Ce franciscain polonais que l’on surnomme également le « chevalier de la Vierge Marie » est à la fois un contemplatif solidement ancré en Dieu et un hyper actif. Arrêté par les nazis en raison de son activité religieuse, il est déporté dans le camp d’Auschwitz. C’est là qu’il prend volontairement la place d’un condamné pour mourir de faim et de soif dans un bunker obscur avec neuf autres prisonniers désignés au hasard. Sans se ménager, Maximilien va accompagner ses compagnons d’infortune par des prières et des chants pour que chacun puisse se préparer sereinement à la mort. Dans ce bunker, le désespoir n’aura pas le dernier mot ! Au fil des jours les prisonniers rendent leur dernier souffle et il ne reste plus que Maximilien, exténué mais toujours vivant. Exaspérés les nazis veulent en finir, d’autant plus qu’il faut libérer la cellule pour y enfermer de nouveaux prisonniers. Ils décident alors de l’euthanasier par une simple piqûre dans le bras. C’était le 14 août 1941, la veille de l’Assomption, cette grande fête qui nous rappelle que la victoire du Christ est définitive et qu’elle se manifeste dans toute sa beauté en la Vierge Marie glorifiée dans son âme et dans son corps.